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Chronique sur le sumo n° 3 : les techniques de sumo et les kimarite

Les techniques de sumo et les lutteurs qui les mettent en œuvre
Les 13 et 14 juin 2026, le Tournoi de Paris de Sumo s’est tenu à l’Accor Arena. Il s’agissait du premier grand événement de sumo organisé à Paris depuis 1995.
De nombreux lutteurs de makuuchi, la première division du sumo professionnel, y ont participé. L’Accor Arena, qui peut accueillir environ 15 000 spectateurs, affichait complet les deux jours. À l’extérieur de la salle, les lutteurs sont également allés à la rencontre du public, posant pour des photos et serrant des mains, dans une ambiance qui témoignait de l’intérêt suscité par l’événement.
L’ozeki Kotozakura a remporté le tournoi.
Parmi les lutteurs qui ont particulièrement retenu l’attention à Paris figurait Ura.
Lors de la première journée du tournoi de makuuchi, Ura s’est incliné face à Aonishiki sur un sukuinage (projection sous le bras sans prise du mawashi). Malgré la défaite, sa réception particulièrement maîtrisée et ses qualités athlétiques ont vivement fait réagir le public.
En octobre 2025, le tournoi de sumo de Londres s’est tenu au Royal Albert Hall. Il s’agissait du premier grand événement de sumo organisé à Londres depuis 1991.
Le yokozuna Hoshoryu a remporté cette compétition de cinq jours.
Là encore, Ura s’est distingué par son style dynamique et acrobatique ainsi que par la diversité de ses techniques.
Après une défaite face au yokozuna Onosato lors de la première journée, il a battu Fujinokawa le deuxième jour grâce à un kainahineri (renversement par torsion du bras à deux mains).
Le troisième jour, il s’est glissé sous le bras de Shonannoumi avant de se laisser partir vers l’arrière pour exécuter un tsutaezori (renversement vers l’avant en passant sous le bras).
Le quatrième jour, Ura s’est baissé au moment où Midorifuji tentait une gifle, s’est rapproché de lui, l’a soulevé puis l’a sorti du dohyo avec un tsuridashi (sortie frontale en soulevant l’adversaire).
Ces trois victoires illustrent bien la variété des techniques utilisées en sumo.
Ura a reçu à Londres le prix de la technique ainsi que le prix du public. Il y a également été surnommé « The Magician », en référence à la diversité et à l’originalité de ses techniques.
À Paris comme à Londres, l’intérêt des combats ne résidait donc pas seulement dans leur résultat : la variété des techniques exécutées par les lutteurs constituait elle aussi une part importante du spectacle.
Dans cette troisième chronique consacrée au sumo, nous nous intéressons aux techniques de sumo et aux kimarite, les techniques qui déterminent l’issue d’un combat.
Prix de la technique
L’un des prix remis lors du tournoi de Londres à un lutteur particulièrement remarqué pour sa maîtrise technique.
Prix du public
Un prix attribué à l’issue d’un vote du public pendant le tournoi de Londres.
Qu’est-ce qu’un kimarite ?

La technique qui détermine l’issue d’un combat de sumo est appelée kimarite (technique gagnante).
Avant que le combat ne soit décidé, les lutteurs mobilisent la force et les techniques acquises au cours de leur entraînement quotidien. Ils peuvent pousser, percuter, projeter, accrocher ou tordre leur adversaire, entre autres mouvements.
C’est cette technique décisive qui est consignée comme kimarite.
Des « quarante-huit techniques » aux 82 kimarite actuels
Les nombreuses techniques du sumo ont longtemps été regroupées sous l’expression « quarante-huit techniques ».
Des documents de l’époque d’Edo présentent un ancien système composé de 48 techniques, réparties en quatre catégories — projections, techniques de jambe, techniques en cambrant le corps et torsions — à raison de 12 techniques par catégorie.
Cela ne signifie pas qu’il n’existait que 48 techniques. Le nombre 48 servait également à évoquer l’idée d’un grand nombre de techniques.
Leur organisation et leur classification ont évolué avec le temps.
La photographie ci-dessus présente également un ancien ensemble de 56 techniques de sumo.
Aujourd’hui, l’Association japonaise de sumo reconnaît 82 kimarite.
Il existe en outre cinq résultats classés comme non-techniques : le lutteur perd alors sans qu’un kimarite décisif ait été exécuté par son adversaire, par exemple en perdant l’équilibre, en posant involontairement une main ou un genou au sol ou en sortant lui-même du dohyo.
Les 82 kimarite sont répartis en six catégories :
- Techniques de base : 7
- Projections : 13
- Crochetages, balayages et prises de jambe : 18
- Techniques par cambrure : 6
- Techniques de torsion : 19
- Techniques spéciales : 19
S’y ajoutent cinq résultats classés comme non-techniques.
Le sumo comporte également des gestes interdits appelés kinjite. L’utilisation d’un kinjite entraîne la défaite par faute.
D’autres situations peuvent également entraîner une défaite par faute, notamment si le mawashi d’un lutteur se défait complètement pendant le combat.
Connaître les kimarite et les principales règles permet de mieux comprendre ce que les lutteurs cherchent à accomplir et d’observer les combats sous un autre angle.
Comment gagne-t-on un combat de sumo ?
Un combat de sumo oppose deux lutteurs.
Le combat se déroule sur le dohyo, l’aire de combat du sumo.
En règle générale, un lutteur remporte le combat s’il :
- amène son adversaire à toucher le dohyo avec une partie du corps autre que la plante des pieds ;
- fait sortir son adversaire du dohyo.
Dans cet espace limité, les lutteurs utilisent leurs bras, leurs hanches, leurs jambes, leur équilibre et l’ensemble de leur corps pour déstabiliser leur adversaire et exécuter une technique.
Dans les classifications traditionnelles, les techniques étaient notamment distinguées selon les projections, les prises de jambe, les mouvements en cambrant le corps et les torsions.
Aujourd’hui, l’Association japonaise de sumo répartit officiellement les techniques gagnantes en 82 kimarite.
Les 82 kimarite
Les tableaux suivants offrent un aperçu rapide des noms et des mouvements de base associés aux 82 kimarite.
Techniques de base — 7
Oshidashi — sortie par poussée frontale

Lors d’un oshidashi, le lutteur pousse son adversaire hors du dohyo sans saisir le mawashi ni placer un bras à l’intérieur. L’efficacité de la technique repose sur la coordination des mains, des hanches et des jambes, tout en avançant dans une même direction et en poussant légèrement vers le haut.
Oshitaoshi — renversement par poussée frontale

Cette technique repose sur le même principe que l’oshidashi. Lorsque l’adversaire tente de résister au bord du dohyo, l’attaquant poursuit sa poussée vers l’avant et le fait tomber.
Tsukidashi — sortie par poussées frontales

Lors d’un tsukidashi, le lutteur enchaîne des poussées pour faire sortir son adversaire du dohyo. Les bras travaillent rapidement, en poussant de bas en haut, tandis que le lutteur avance avec un jeu de jambes coordonné.
Face à un adversaire qui charge vers l’avant, il peut viser les épaules ou la poitrine tout en continuant à avancer. Cette technique peut être particulièrement efficace pour un lutteur de grande taille face à un adversaire plus petit. Un lutteur plus petit peut toutefois également réussir un tsukidashi en entrant rapidement au contact de son adversaire et en enchaînant les poussées à courte distance.
Tsukitaoshi — renversement par poussées frontales

Le tsukitaoshi utilise le même mouvement de poussée que le tsukidashi. Si l’adversaire tombe à l’intérieur du dohyo ou près de son bord avant qu’un de ses pieds ne sorte, la technique victorieuse est appelée tsukitaoshi.
Yorikiri — sortie frontale au corps à corps

Lors d’un yorikiri, le lutteur ramène fermement le mawashi de son adversaire vers lui ou utilise son bras placé à l’intérieur pour relever son adversaire et élever son centre de gravité, puis le fait sortir du dohyo.
Il est important de garder les hanches basses et le haut du corps relâché, plutôt que de se concentrer uniquement sur la sortie de l’adversaire. Pour les lutteurs de petite taille, il est généralement préférable d’éviter une position de gappuri-yotsu, dans laquelle les deux lutteurs disposent chacun d’une prise ferme sur le mawashi et se retrouvent poitrine contre poitrine.
Yoritaoshi — renversement frontal au corps à corps

Le yoritaoshi repose sur le même principe que le yorikiri. Lorsque l’adversaire tente de résister au bord du dohyo, l’attaquant abaisse son centre de gravité, ramène fermement le mawashi vers lui et fait tomber son adversaire tout en le poussant vers l’extérieur.
Abisetaoshi — renversement en pesant de tout son poids

L’abisetaoshi est utilisé lorsque l’adversaire se cambre vers l’arrière ou perd sa stabilité et se retrouve dans une position plus basse. L’attaquant fait alors peser le poids de son corps sur son adversaire afin de déséquilibrer sa posture et de le faire tomber vers l’arrière.
| Kimarite | Signification |
|---|---|
| tsukidashi | sortie par poussées frontales |
| tsukitaoshi | renversement par poussées frontales |
| oshidashi | sortie par poussée frontale |
| oshitaoshi | renversement par poussée frontale |
| yorikiri | sortie frontale au corps à corps |
| yoritaoshi | renversement frontal au corps à corps |
| abisetaoshi | renversement arrière sous le poids du corps |
Projections — 13
| Kimarite | Signification |
|---|---|
| uwatenage | projection avec prise extérieure du mawashi |
| shitatenage | projection avec prise intérieure du mawashi |
| kotenage | projection par blocage du bras |
| sukuinage | projection sous le bras sans prise du mawashi |
| uwatedashinage | projection en tirant avec prise extérieure du mawashi |
| shitatedashinage | projection en tirant avec prise intérieure du mawashi |
| koshinage | projection de hanche |
| kubinage | projection par prise autour du cou |
| ipponzeoi | projection d’épaule à un bras |
| nichonage | projection par balayage des deux jambes |
| yaguranage | projection en soulevant avec l’intérieur de la cuisse |
| kakenage | projection par crochet de la cuisse intérieure |
| tsukaminage | projection en soulevant l’adversaire par l’arrière du mawashi |
Crochetages, balayages et prises de jambe — 18
| Kimarite | Signification |
|---|---|
| uchigake | crochetage intérieur de la jambe |
| sotogake | crochetage extérieur de la jambe |
| chongake | renversement par crochet intérieur du talon |
| kirikaeshi | renversement arrière en bloquant le genou |
| kawazugake | renversement arrière avec crochetage de la jambe |
| kekaeshi | balayage intérieur de la cheville |
| ketaguri | renversement par coup de pied à la cheville |
| mitokorozeme | triple attaque sur les deux jambes et la poitrine |
| watashikomi | renversement en saisissant la cuisse |
| nimaigeri | renversement par coup de pied extérieur à la cheville |
| komatasukui | renversement en soulevant la jambe par l’intérieur |
| sotokomata | renversement en soulevant la jambe par l’extérieur |
| omata | renversement en soulevant la jambe la plus éloignée |
| tsumatori | saisie des orteils par l’arrière |
| kozumatori | saisie frontale de la cheville |
| ashitori | saisie de la jambe |
| susotori | saisie extérieure de la cheville |
| susoharai | balayage du pied par l’arrière |
Techniques par cambrure — 6
| Kimarite | Signification |
|---|---|
| izori | renversement en se cambrant vers l’arrière |
| shumokuzori | renversement arrière après avoir soulevé l’adversaire sur l’épaule |
| kakezori | renversement arrière avec crochet de jambe |
| tasukizori | renversement arrière sous le bras en saisissant une jambe |
| sototasukizori | renversement arrière en saisissant une jambe par l’extérieur |
| tsutaezori | renversement vers l’avant en passant sous le bras |
Techniques de torsion — 19
| Kimarite | Signification |
|---|---|
| tsukiotoshi | renversement par poussée vers le bas |
| makiotoshi | renversement par torsion en enveloppant l’adversaire |
| tottari | renversement par torsion avec contrôle du bras |
| sakatottari | contre par torsion avec contrôle du bras |
| katasukashi | renversement en passant sous l’épaule |
| sotomuso | renversement par torsion en bloquant l’extérieur de la cuisse |
| uchimuso | renversement par torsion avec balayage de l’intérieur de la cuisse |
| zubuneri | renversement par torsion en utilisant la tête comme pivot |
| uwatehineri | renversement par torsion avec prise extérieure du mawashi |
| shitatehineri | renversement par torsion avec prise intérieure du mawashi |
| amiuchi | renversement arrière par torsion en enveloppant les bras |
| sabaori | renversement en forçant les hanches vers le bas |
| harimanage | projection avec prise du mawashi par-dessus la tête |
| osakate | projection avec prise extérieure profonde du mawashi |
| kainahineri | renversement par torsion du bras à deux mains |
| gasshohineri | renversement par torsion du cou avec les mains jointes |
| tokkurinage | renversement par torsion de la tête à deux mains |
| kubihineri | renversement par torsion de la tête et du bras |
| kotehineri | renversement par torsion avec contrôle du bras et prise du mawashi |
Techniques spéciales — 19
| Kimarite | Signification |
|---|---|
| hikiotoshi | renversement en tirant avec la main |
| hikkake | sortie ou renversement en accrochant le bras |
| hatakikomi | renversement en rabattant l’adversaire |
| sokubiotoshi | renversement en frappant la nuque ou l’arrière de la tête |
| tsuridashi | sortie frontale en soulevant l’adversaire |
| okuritsuridashi | sortie par l’arrière en soulevant l’adversaire |
| tsuriotoshi | renversement après soulèvement frontal |
| okuritsuriotoshi | renversement après soulèvement par l’arrière |
| okuridashi | sortie par poussée dans le dos |
| okuritaoshi | renversement par poussée dans le dos |
| okurinage | projection par l’arrière |
| okurigake | crochetage de jambe par l’arrière |
| okurihikiotoshi | renversement en tirant l’adversaire par l’arrière |
| waridashi | sortie en poussant le haut du bras tout en tenant le mawashi |
| utchari | projection arrière en pivotant au bord du dohyo |
| kimedashi | sortie par blocage des bras |
| kimetaoshi | renversement par blocage des bras |
| ushiromotare | sortie ou renversement en s’appuyant dos à l’adversaire |
| yobimodoshi | renversement en attirant l’adversaire puis en le repoussant |
Les cinq résultats classés comme non-techniques
Dans ces situations, le lutteur perd sans qu’un kimarite décisif ait été exécuté par son adversaire.
| Résultat | Signification |
|---|---|
| isamiashi | sortie accidentelle par un pas en avant |
| koshikudake | chute sans action directe de l’adversaire |
| tsukite | main posée au sol sans action directe de l’adversaire |
| tsukihiza | genou posé au sol sans action directe de l’adversaire |
| fumidashi | sortie du dohyo sans action directe de l’adversaire |
Les romanisations des kimarite ci-dessus suivent l’usage de l’Association japonaise de sumo. Les courtes explications en français sont fournies pour aider le lecteur à comprendre les mouvements ; elles ne constituent pas des appellations françaises officielles.
Cinq kimarite parmi les plus fréquents
Selon le classement des kimarite de l’Association japonaise de sumo, établi à partir de 190 450 combats disputés entre le tournoi de janvier 2013 et la dernière journée du tournoi de juillet 2026, les cinq techniques les plus fréquentes sont :
- oshidashi — technique de base
- yorikiri — technique de base
- hatakikomi — technique spéciale
- tsukiotoshi — technique de torsion
- yoritaoshi — technique de base
Voici ces cinq techniques plus en détail.
Oshidashi — sortie par poussée frontale

Lors d’un oshidashi, le lutteur place une ou deux mains contre son adversaire, souvent au niveau de la poitrine ou sous les bras, puis le pousse hors du dohyo.
Il peut utiliser une position des mains appelée hazu : le pouce est écarté des quatre autres doigts, donnant à la main une forme proche d’un Y.
La force des bras ne suffit pas. Le lutteur doit coordonner ses mains, ses hanches et ses jambes tout en avançant.
Yorikiri — sortie frontale au corps à corps

Lors d’un yorikiri, le lutteur reste au contact de son adversaire. Il peut saisir le mawashi ou placer un bras à l’intérieur, puis avancer ou se déplacer sur le côté jusqu’à faire sortir son adversaire du dohyo.
On peut notamment observer la façon dont l’attaquant abaisse les hanches tout en cherchant à relever le centre de gravité de son adversaire.
Hatakikomi — renversement en rabattant l’adversaire

Lors d’un hatakikomi, le lutteur profite du moment où son adversaire avance dans une position basse.
En se décalant, il utilise une ou deux mains pour rabattre l’épaule, le dos ou le bras de son adversaire vers le sol.
L’élan vers l’avant de l’adversaire peut contribuer à la réussite de la technique.
Tsukiotoshi — renversement par poussée vers le bas

Lors d’un tsukiotoshi, le lutteur place une main sur le côté du corps de son adversaire ou sous son bras, pivote puis dirige son adversaire en diagonale vers le bas afin de lui faire perdre l’équilibre.
Yoritaoshi — renversement frontal au corps à corps

Lors d’un yoritaoshi, le lutteur reste étroitement au contact de son adversaire et avance.
Lorsque celui-ci tente de résister près du bord du dohyo, l’attaquant maintient le contact et le fait tomber.
Que sont les kinjite ?
Le sumo professionnel comporte des gestes interdits appelés kinjite.
Un lutteur qui utilise un kinjite perd le combat par faute.
Les règles d’arbitrage de l’Association japonaise de sumo énumèrent huit gestes interdits :
- Frapper l’adversaire avec le poing fermé
- Saisir les cheveux de l’adversaire
- Attaquer les yeux, le plexus solaire ou d’autres zones vitales
- Frapper simultanément les deux oreilles avec les deux paumes
- Saisir la partie verticale située à l’avant du mawashi ou y glisser les doigts par le côté pour tirer
- Saisir l’adversaire à la gorge
- Donner un coup de pied à la poitrine ou à l’abdomen
- Plier en arrière un ou deux doigts de l’adversaire
Frapper avec le poing fermé
Il est interdit de frapper son adversaire avec le poing fermé.
Saisir les cheveux
Il est interdit de saisir les cheveux ou le chignon de l’adversaire.
Attaquer les zones vitales
Les attaques directes contre les yeux, le plexus solaire ou d’autres zones vitales sont interdites.
Frapper les deux oreilles simultanément
Il est interdit de frapper simultanément les deux oreilles de l’adversaire avec les deux paumes.
Saisir l’avant du mawashi
Il est interdit de saisir la partie verticale située à l’avant du mawashi ou d’y glisser les doigts par le côté pour tirer.
Saisir la gorge
Il est interdit de saisir l’adversaire à la gorge.
Cette action est différente du nodowa, une technique autorisée qui consiste à placer la main contre la gorge ou le haut du cou de l’adversaire afin de le repousser vers le haut.
Donner un coup de pied à la poitrine ou à l’abdomen
Il est interdit de donner un coup de pied à la poitrine ou à l’abdomen de l’adversaire.
Plier les doigts en arrière
Il est interdit de saisir un ou deux doigts de l’adversaire pour les plier en arrière.
Il existe également une démonstration comique traditionnelle appelée shokkiri, au cours de laquelle deux lutteurs présentent avec humour des techniques, des règles et des gestes interdits du sumo.
Le shokkiri remonte à l’époque d’Edo et peut encore être observé aujourd’hui lors des tournées régionales et de certaines manifestations spéciales de sumo.
Si vous avez l’occasion d’assister à une tournée régionale, le shokkiri offre une autre façon de mieux comprendre la culture du sumo.
Merci aux participants aux photos consacrées aux techniques
À droite : Ryuji Morimoto, qui combattait sous le nom de Hakkairyu lorsqu’il appartenait à l’écurie Miyagino et qui tient aujourd’hui Hakkai, un izakaya à Katsuragi
À gauche : un étudiant membre du club de sumo de l’université Kwansei Gakuin
Lieu : Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza »
Montez sur un dohyo grandeur nature et essayez le sumo
Le Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza » possède un dohyo aux mêmes dimensions que ceux utilisés lors des tournois professionnels de sumo.
Comme il s’agit d’un dohyo d’exposition, tous les visiteurs peuvent y monter, y compris les femmes et les enfants.
L’accès peut toutefois être temporairement limité lors d’événements ou lorsque le dohyo est utilisé par des groupes.
Les visiteurs peuvent également essayer un mawashi ou un costume représentant un lutteur de sumo et s’essayer au lancer de sel.
Pour participer aux activités de sumo, veuillez contacter le musée à l’avance.
Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza »
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Katsuragi possède plusieurs traditions et récits liés aux origines du sumo.
Le Kojiki, compilé en 712, et le Nihon Shoki, compilé en 720, contiennent d’anciens mythes et récits japonais mettant en scène des épreuves de force.
Le Nihon Shoki rapporte notamment un affrontement entre Nomi no Sukune et Taima no Kehaya, qui aurait eu lieu devant l’empereur.

À Katsuragi se trouve également Kehaya-zuka, un monument commémoratif associé à Taima no Kehaya. Le musée présente en outre un panneau représentant le combat légendaire entre Nomi no Sukune et Taima no Kehaya.
Le Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza » a ouvert ses portes en mai 1990 afin de rendre hommage à Taima no Kehaya, considéré dans la tradition locale comme l’une des figures légendaires liées aux origines du sumo.
Le musée abrite un dohyo aux mêmes dimensions que ceux des tournois professionnels. Comme il s’agit d’un dohyo d’exposition, les visiteurs peuvent y monter, sauf lorsque son utilisation est limitée en raison d’un événement ou d’une activité de groupe.
Le musée conserve également environ 12 000 documents liés au sumo, notamment des livres, des banzuke — tableaux de classement des lutteurs — et des archives de combats. Ces ressources sont notamment utilisées par des étudiants pour leurs recherches ainsi que par des passionnés de sumo.
La boutique du musée vend également différents articles liés au sumo.
On y trouve notamment un guide illustré en japonais consacré aux 82 kimarite présentés dans cette chronique, intitulé 『相撲技 取り組み八十二手』.

Des articles consacrés à certains lutteurs sont également proposés, notamment des serviettes portant le nom d’Ura.
Informations pratiques
Horaires d’ouverture : 10 h–17 h
Fermeture : mardi et mercredi
Tarifs :
- Adultes : 300 yens
- Élèves du primaire et du collège : 150 yens
Tarifs de groupe à partir de 20 personnes :
- Adultes : 250 yens
- Élèves du primaire et du collège : 120 yens
Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza »
https://www.city.katsuragi.nara.jp/soshiki/sumokan/5875.html
La vidéo touristique de Katsuragi est également disponible en français
À l’occasion du Tournoi de Paris de Sumo, une version française de la vidéo de promotion touristique de Katsuragi est également disponible.
La vidéo existe en japonais, en anglais et en français, ainsi que dans des versions courtes dans chacune de ces trois langues.
Références
Association japonaise de sumo
https://www.sumo.or.jp/
Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza » / ville de Katsuragi
https://www.city.katsuragi.nara.jp/soshiki/sumokan/5875.html
Documents conservés au Musée du sumo de Katsuragi « Kehayaza »
Yuji Noda, 『相撲:はじめて相撲を志す人のために』 (en japonais)
Autres chroniques consacrées au sumo
Chronique du sumo vol. 1 : le yokozuna et le banzuke dans le Grand Sumo
https://www.guidoor.jp/katsuragi-city/fr/news/sumo-column-1-yokozuna-banzuke/
Chronique sur le sumo, partie 2 : comprendre les rangs du sumo, de Jonokuchi à Ozeki
https://www.guidoor.jp/katsuragi-city/fr/news/sumo-column-2/




