Le temple Gōtoku-ji

Ce temple bouddhiste est réputé pour être à l'origine des maneki-neko, statuettes de chat porte-bonheur.
L'histoire raconte qu'à l'époque Edo, au 17e siècle, le seigneur Naotaka Ii, du domaine d'Hikone, s'y mit à l'abri d'une violente averse sous un grand arbre, et vit alors devant le portail du temple un chat blanc qui semblait lever la patte comme pour l'inviter à venir s'y réfugier.
Intrigué, il se dirigea vers le temple et, au moment où il passait le portail, la foudre frappa le grand arbre sous lequel il s'était abrité.
Considérant que le chat lui avait sauvé la vie, et également impressionné par la bonté du pauvre moine du temple, le seigneur décida de réparer et d'agrandir le piteux bâtiment et en fit son temple familial.
On trouve au temple Gōtoku-ji, non pas les maneki-neko habituels, mais ce qui est appelé des « manegi-neko » (le changement d'écriture en japonais fait alors référence à la déesse bouddhique de la compassion), statuettes de forme simplifiée, levant la patte droite mais non porteurs d'une pièce dorée ancienne.
De nos jours, nombreux sont les visiteurs qui viennent y prier, ou y déposer à l'endroit dédié une statuette en signe de gratitude après exaucement de leur vœu.