Jardin Samuel Cocking d'Enoshima

Héritier du jardin botanique - mêlant influences occidentales et japonaises - créé en 1882 par le marchand britannique Samuel Cocking, le jardin actuel a conservé les vestiges de la grande serre de l'époque.
On y trouve de nombreuses plantes des mers tropicales et autres fleurs des quatre saisons, ainsi que des parterres consacrés aux villes du monde jumelées avec Fujisawa (Matsumoto du département de Nagano au Japon, Kunming en Chine, Miami Beach en Floride, Windsor au Canada et Boryeong en Corée du Sud).
La villa Cocking de l’île d’Enoshima

En 1880 (13e année de l’ère Meiji), Samuel Cocking utilisa sa femme Miyata Riki comme prête-nom afin de faire l’acquisition au 200 Nishimachi d’un terrain de 500 arpents (1 650 m2) qui appartenait alors au sanctuaire d’Enoshima, où il fit bâtir sa résidence. Elle se trouve sur la place Kamegaoka, laquelle fait face à l’actuel jardin Enoshima Samuel Cocking, de l’autre côté de la route.
La maison est décrite comme une « demeure de style occidental » dans l’ouvrage Enoshima illustré compilé par Mibu Masanobu (1884, réimprimé en 1892).
Cette villa et son jardin botanique sont également mentionnés dans les Vues d’Enoshima et de la baie de Sagami publiées en 1897 par le même Mibu Masanobu.

Dessin conceptuel de la restauration de la serre

Partie intégrante du projet initial de jardin botanique, la serre de 1 100 m2 construite vers 1887 par Cocking sur ses propres fonds – l’homme ne lésina pas sur les dépenses – fut entièrement détruite par le grand tremblement de terre du Kantō en 1923 : tous les abris s’effondrèrent, ne laissant intactes que les fondations en briques et les installations souterraines.
Les vestiges comprennent trois longues fondations de serre bâties selon un axe nord-sud, une longue fondation est-ouest, un étang de style occidental aux formes symétriques, une chaufferie attenante sur le côté nord de la serre, une cave à charbon contenant du combustible, un réservoir d’eau qui stockait l’eau nécessaire pour les plantes et le chauffage, des passages souterrains reliant la serre et les installations attenantes, un brise-vent pour bloquer le vent froid, ainsi que des tuyaux en céramique pour collecter l’eau.
Cette serre, le plus grande à avoir été construite au milieu de l’ère Meiji (1868-1912), présente un système de chauffage à vapeur d’un niveau très élevé pour l’époque. Il s’agit de la seule serre en briques de ce type qui subsiste encore, et elle est extrêmement précieuse en tant que monument culturel de l’ère moderne.
※ La photo de gauche montre les vestiges d'une serre datant d'environ 1928, et le centre de la photo est le Dr Makino Tomitarō, botaniste.※ La photo de droite montre l'image de la serre de l'époque (catalogue de l'époque).




